Bilan – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes

Bilan de la Première Guerre Mondiale à St Saturnin lès Avignon

en quelques chiffres

4 aout 1918 – Le 58e RI d’Avignon quitte la caserne Chabran pour le Front

 

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Cette série d’articles sur les poilus de St Saturnin vous a donné envie d’en savoir plus sur les poilus de votre famille? Voici la « marche à suivre d’une recherche « classique »:

A noter, le site « Grand Mémorial » est une base nationale qui regroupe les bases de matricules des archives départementales, des Archives nationales d’Outre-mer et du ministère des Affaires étrangères ainsi que la base des Morts pour la France 14-18. Attention toutefois, l’indexation n’est pas exhaustive. Aussi nous vous conseillons d’effectuer vos recherches de la façon indiquée ci-dessus si « votre poilu » n’apparait pas dans les résultats de cette base.

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11 novembre 2018

Ces chiffres sont amenés à évoluer. Une enquête plus poussée sera menée en 2019 en vue de la rédaction d’un livre sur St Saturnin lès Avignon durant les années 1910-1960. Aussi, nous appelons les saint-saturninois à nous ouvrir leurs archives, afin de partager leurs souvenirs familiaux, récits, témoignages, photos, cartes postales.

 

 

 

 

 

 

Liens:

Registres matricules du Vaucluse: http://earchives.vaucluse.fr/document/FRAD084_IRL000008#description

Journaux de Marche des Régiments: http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/recherche.php?fam=5

Archives du Comité International de la Croix Rouge: https://grandeguerre.icrc.org/fr/File/Search/

Morts pour la France: http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/base_morts_pour_la_france_premiere_guerre/

Grand Mémorial: http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial

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1918. Du deuil national à la mémoire locale – St Saturnin lès Avignon

1/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1893 à 1900

2/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1901 à 1904

3/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1905 à 1908

4/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1909 à 1911

5/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1912 à 1913

6/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1914 à 1915

5/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1912 à 1913

L’association de généalogie de St Saturnin lès Avignon vous propose de découvrir le parcours des poilus de notre paisible village provençal. Voilà des semaines que nous sommes sur leurs traces, de leur départ sur le Front, les accompagnant dans l’enfer des tranchées jusqu’à leurs derniers instants, au combat ou sur un lit d’hôpital. Bien entendu, les hommages nationaux se multiplient avec le centenaire de l’Armistice. Toutefois nous vous proposons de mettre en avant « nos » 48 poilus, en les présentant des classes les plus âgées aux plus jeunes. St Saturnin et Jonquerettes, ils y sont nés, ou y ont résidé. Ils y ont joué enfant, dans nos cours d’école, y ont emprunté nos rues ou travaillé dans nos champs, ont participé à la vie de notre village avant le Grand départ depuis la gare d’Avignon. Ils ont laissé derrière eux des enfants, des épouses, des parents. Leurs histoires sont les nôtres, il y a tout juste 100 ans. 

Aurélie BATTU, Régine CONFALONIERI et Jean Louis CRAPONNE

5ème épisode: des classes 1912 à 1913. CLOT Ernest, DEYE Fernand, BOUCHE Paul Henri, BOURDET Joseph Marie, FRANCILLON Raoul et ROUX Augustin Marius

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Classe 1912: CLOT Ernest Alfred, mort à 22 ans

CLOT Ernest Alfred Raphaël est né le 7 janvier 1892 à St Saturnin. Fils de Toussaint et d’Henriette ROLLAND, Ernest est ouvrier garancier à Châteaurenard en 1911.

Incorporé au 159e RI au poste de téléphoniste/cycliste, il disparait dès le 2 octobre 1914 à Monchy le Preux (Pas de Calais). Ce jour là, à 5 heures, le colonel commandant le régiment fait attaquer son 1er bataillon par le sud pour déborder les ennemis qui tiennent encore les lisières sud-est de Monchy. Ce fut un échec, et Monchy-le-Preux fut entièrement contrôlé. Mais une contre-offensive des allemands fragilise la position française, et impose le repli. Dans l’après-midi, les hommes du 159e RI durent construire des ouvrages pour protéger leurs position, ce qu’ils firent sous le feu nourri de leurs ennemis.

Sans nouvelles, ses parents ont cherché à savoir s’il n’avait pas été capturé par les allemands. Une fiche de demande de renseignements est conservée dans les archives de la Croix-Rouge.

Le tribunal de Tarascon fixe son décès à cette date en vertu d’un jugement rendu le 25 juin 1920.  Son décès est retranscrit sur les registres de Rognonas, où résidaient ses parents.

 

Matricule 3204—Bureau de Marseille—Mort pour la France—Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de St Saturnin et de Rognonas, sur la plaque commémorative de la mairie, ainsi que sur l’anneau de la Mémoire de Notre-Dame-de-Lorette.

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Classe 1912: DEYE Fernand Jacques, mort à 23 ans

DEYE Fernand Jacques, fils de Claude et de Marie Augustine PILAUTIER, est né à St Saturnin le 22 mars 1892. Coiffeur comme son père et son frère Albert, Fernand vit avec sa famille quartier des Grès en 1911.

En octobre 1913 il intègre le 3e RI puis le 7e RI en février 1915. Fernand est tué le 12 octobre 1915 à la Harazée sur la commune de Vienne-le-Château (Marne).

Le 12, vers midi, la bataille reprend. D’abord timidement: un petit minen (torpille allemande), suivi dix minutes après d’un second, puis d’un troisième! Au début on n’y attache pas d’importance, mais peu à peu on s’énerve, on riposte à deux pour un, puis l’artillerie entre en jeu et finalement la danse bat son plein. L’ennemi attaque une première fois dans la nuit; il est repoussé. Le temps de se regrouper et une nouvelle attaque se déclenche; même insuccès! Le bruit dans la forêt est effroyable! Chaque explosion de grenade ou d’obus est répercutée à l’infini par mille échos. des arbres séculaires, décapités par les projectiles, s’écroulent à grand fracas, et des fusées multicolores jettent un rapide rayon de lumière sur ce spectacle de mort… Enfin, le combat s’apaise. Nous comptons nos pertes; elles sont lourdes, mais nous n’avons pas cédé un pouce de terrain. Le 14, le 15, la bataille reprend dans les mêmes conditions. tenaces, les boches du Kronprinz attaquent toujours. Chaque fois, ils sont arrêtés et leurs cadavres servent de parapet à nos tranchées.

Matricule 226—Bureau d’Avignon—Mort pour la France—Son nom est inscrit sur le monument aux morts de St Saturnin ainsi que sur la plaque de la mairie et le livre d’or de la commune

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Classe 1913: BOUCHE Paul Henri, mort à 22 ans

BOUCHE Paul Henri, fils d’Antoine et de Justine ESTEVENIN est né le 2 avril 1893 à St Saturnin. En 1911, journalier,  il vit avec ses parents, et ses deux frères.

Paul effectue son service militaire depuis le 29 novembre 1913 au sein du 60e RI lorsque la première guerre mondiale éclate en aout 1914. Il reste dans ce régiment lorsque éclate la guerre. Dès fin août 1914, le 60e RI est engagé dans la Somme pour ralentir la progression allemande vers Paris. Blessé lors des violents combats de la côte 132 du secteur de Cuffies (Aisne), il décède de ses blessures le 12 janvier 1915.

Lors de cette bataille, entre le 12 et le 14 janvier, son régiment a perdu 25 officiers et 1800 hommes. Les principaux combats se déroulèrent à Cuffies et sur le plateau de Crouy. Les 2ème et 3ème bataillons du 60e RI étaient chargés de relever les troupes qui avaient pris la côte 132 deux jours avant. Le temps était très pluvieux depuis quelques jours et le talus à gravir pour atteindre le plateau de Crouy était bourbeux et glissant. Installé dans une carrière souterraine, le poste de commandement fut touché par l’artillerie lourde allemande le 12 janvier. Plusieurs officiers furent tués, et leurs corps ne fut retrouvés qu’en septembre 1917… Les attaques et contre-attaques durent en outre tenir compte de la crue de l’Aisne qui menaçait d’emporter les ponts de bateaux et compromettait l’envoi de renforts comme le repli des assaillants. La retraite fut nécessaire, et cet assaut, dont le bilan fut lourd, se solda par un échec.

Secteur de Cuffies

Matricule 96—Bureau d’Avignon– Mort pour la France—Son nom est inscrit sur le monument aux morts de St Saturnin, ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie et le livre d’or de la commune.

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Classe 1913: BOURDET Joseph Marie, mort à 21 ans

BOURDET Joseph Marie Noël, fils d’Augustin et de Marie REQUIN, nait à St Saturnin le 25 décembre 1893. En 1911, cultivateur, il vit chez ses parents quartier des Grès avec sa sœur Clémentine et son frère Paul.

Joseph effectue son service militaire depuis novembre 1913 au sein du 60e RI de Besançon (avec Paul Henri BOUCHE) lorsque la guerre éclate. Il est tué dès les premiers jours du conflit, « antérieurement au 12 septembre 1914 »  selon sa fiche matricule à Saint Soupplets (Seine et Marne). Cette bataille se déroula entre le 5 et le 13 septembre et permit d’abord d’arrêter puis de repousser les allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen qui prévoyait l’invasion rapide de la France en passant par la Belgique.

Matricule 98—Bureau d’Avignon—Mort pour la France. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint Saturnin et figure également sur la plaque de la mairie et le livre d’or de la commune.

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Classe 1913: FRANCILLON Raoul, mort à 23 ans

FRANCILLON Raoul Ferdinand Joseph, fils d’Augustin et de Marie Lucie REGAND, est né à St Saturnin le 17 avril 1893. Cultivateur, il vit à Sarrians avec sa famille lorsque la Première Guerre Mondiale éclate. Tout d’abord incorporé au 58e RI d’Avignon, il passe ensuite au 46e RI de Fontainebleau en mars 1915. Blessé à Bouchavesnes (Somme) le 25 septembre 1916, il succombera à ses blessures le 17 décembre 1916 à l’Hôpital auxiliaire 309 de Paris 6e Arr.

Matricule 684—Bureau d’Avignon—Mort pour la France—Son nom est inscrit sur le monument aux morts et le livre d’or de Sarrians. Son nom figure aussi au tableau d’honneur du 46e RI

 

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Classe 1913: ROUX Augustin Marius, mort à 22 ans

ROUX Augustin Marius (Célestin), fils de Jean Joseph et de Marie ALAIS, nait à St Saturnin le 10 mars 1893. En 1911, il vit quartier des Grandes Terres avec ses parents et ses deux frères, Jules et Gabriel.

En novembre 1913, pour son service militaire, il intègre le 19e Régiment d’artillerie et passe 2e canonnier servant en novembre au sein du 7e bataillon. Augustin est tué au combat de Coutures près de Reims le 4 décembre 1915. Il sera enterré en la nécropole nationale de Sillery (tombe 5589).

Secteur de Reims – Après plusieurs étapes, l’A.D. se trouve dans la région de Reims où elle va remplacer sur ses positions l’A.D.52. L’artillerie est installée en grande partie dans les faubourgs de la ville ce qui permet aux boches de bombarder Reims sous prétexte de riposte à l’artillerie. Le 8 novembre, la situation des groupes est la suivante: 1/19 en entier au faubourg de Laon, 2/19, 5e et 6e batteries à La Neuvillette, la 4e en réserve à Champigny, 3/19, deux batteries aux Coutures, près des quartiers de cavalerie, une batterie à Pommery. Le secteur est très calme, cependant le 3/19 dans le courant de décembre se trouve en butte au tir de l’artillerie lourde ennemie et subit des pertes assez graves. Historique du 19e RAC

Matricule 186—Bureau d’Avignon—Mort pour la France- Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Saint Saturnin et figure également sur la plaque de la mairie et le livre d’or de la commune.

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A suivre …

1918. Du deuil national à la mémoire locale – St Saturnin lès Avignon

1/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1893 à 1900

2/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1901 à 1904

3/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1905 à 1908

4/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1909 à 1911

1/7 – Les Poilus de St Saturnin lès Avignon et de Jonquerettes – classes 1893 à 1900

L’association de généalogie de St Saturnin lès Avignon vous propose de découvrir le parcours des poilus de notre paisible village provençal. Voilà des semaines que nous sommes sur leurs traces, de leur départ sur le Front, les accompagnant dans l’enfer des tranchées jusqu’à leurs derniers instants, au combat ou sur un lit d’hôpital. Bien entendu, les hommages nationaux se multiplient avec le centenaire de l’Armistice. Toutefois nous vous proposons de mettre en avant « nos » 48 poilus, en les présentant des classes les plus âgées aux plus jeunes. St Saturnin et Jonquerettes, ils y sont nés, ou y ont résidé. Ils y ont joué enfant, dans nos cours d’école, y ont emprunté nos rues ou travaillé dans nos champs, ont participé à la vie de notre village avant le Grand départ depuis la gare d’Avignon. Ils ont laissé derrière eux des enfants, des épouses, des parents. Leurs histoires sont les nôtres, il y a tout juste 100 ans. 

Aurélie BATTU, Régine CONFALONIERI et Jean Louis CRAPONNE

1er épisode: des classes 1893 à 1900. CEBE Gabriel, ESTEVENIN Camille Marius, JACOMET Adrien, ROUX Auguste, GALLON Victor et MEYER Paul

 

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Classe 1893 : CEBE Gabriel, mort à 45 ans

CEBE GabrielCEBE Gabriel, fils de Justin Nicolas et d’Eugénie REQUIN nait à St Saturnin le 11 mai 1873. Cultivateur, il épouse le 4 juillet 1903 Augustine TALON (1881-1957) au Pontet. En 1911 Gabriel et sa femme vivent quartier des Grès dans la maison paternelle avec sa mère Eugénie, et la famille de son frère ainé Albert (réformé).

A la mobilisation générale, Gabriel incorpore brièvement le 118e Régiment d’Infanterie Territorial d’Avignon avant de rejoindre le 315e RIT en mars 1915. Il passe ensuite au 90e RIT en juin 1917.

Gabriel est tué par un éclat d’obus le 1er juin 1918 sur la côte 240 au Sud Ouest de Vrigny (Marne), vraisemblablement lors de « l’offensive Blüncher » qui avait débutée le 27 mai.

Tout d’abord inhumé à Sainte Euphraise (Marne), son corps sera rapatrié et enterré dans le cimetière de St Saturnin le 22 mars 1922.

Matricule 1468—Bureau d’Avignon—Mort pour la France—Son nom est inscrit sur le monument aux morts de St Saturnin, la plaque commémorative de la mairie et le livre d’or de la commune.

 

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Classe 1895: ESTEVENIN Camille Marius, mort à 40 ans

ESTEVENIN Camille Marius est né le 21 septembre 1875 à St Saturnin. Fils d’Anicet Célestin et d’Henriette LEGUES, il est cultivateur et épouse Madeleine Marie GARRIGUES à Morières lès Avignon le 19 octobre 1898. Le ménage s’y installe et aura 5 enfants: Marcel (1899), Gaston (1901), Gaston (1901), Marcelle (1904), Lucien Louis (1908) et Yvonne (1912).

A la mobilisation générale, Camille intègre brièvement le 118e RI avant de passer au 353e RI en octobre 1914.

Posté avec son régiment dans le secteur du Bois-le-Prêtre, en Meurthe et Moselle, Camille participe à plusieurs assauts qui se soldent par des échecs sanglants. Le 19 avril, 250 hommes de la 5e compagnie du 2e bataillon du 63e RI, combattants dans le même secteur, épuisés après un premier hiver difficile, refusent de suivre leur capitaine pour quitter les tranchées pour un nouvel assaut meurtrier. 5 hommes passent immédiatement en conseil de guerre et 4 sont fusillés « pour l’exemple » le lendemain.

Camille aurait été tué quelques jours après cet épisode,  le 28 avril 1915 dans ce secteur selon sa fiche matricule, bien que le journal de marche de son régiment n’indique aucune perte ce jour là.  Son corps est inhumé en la nécropole nationale du Pétant (Montauville—Meurthe et Moselle).

Matricule 71 —Bureau d’Avignon—Mort pour la France– Son nom figure sur le monument aux morts et livre d’or de Morières lès Avignon

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Classe 1897: JACOMET Adrien Jean, mort à 37 ans

JACOMET Adrien Jean, fils d’Honoré et de Louise SUGUET, frère de Gustave est né à Châteauneuf de Gadagne le 8 octobre 1877. Agriculteur, il épouse Émilie SESTIER le 16 juin 1900 à St Saturnin. En 1903, la famille vit à Jonquerettes, quartier de la Sacristie, lors de la naissance de Jeanne.

Rappelé à l’activité à la mobilisation générale, il intègre le 134e régiment d’Infanterie territoriale en octobre 1914. Adrien décède le 29 décembre 1914 à l’Hôpital de Nancy d’une maladie contractée aux Armées. Il sera enterré dans le carré militaire du cimetière de Nancy Sud (tombe individuelle 627).

Matricule 488 —Bureau d’Avignon—Mort pour la France—Son nom est inscrit sur le monument aux morts de St Saturnin, la plaque de la mairie ainsi que sur le livre d’or de la commune.

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Classe 1898: ROUX Auguste Marius, mort à 38 ans

ROUX Auguste Marius, fils d’Hippolyte Louis et de Joséphine ANGLES, est né à Châteauneuf de Gadagne le 17 mai 1877. En 1898, il vit avec sa mère, veuve à Jonquerettes, puis après son mariage le 1er mars 1905 avec Henriette CEBE (1882-1962), Auguste vit chez ses beaux-parents quartier de la Déserte.  Leur fille Joséphine nait en avril 1906.

A la mobilisation générale, Auguste intègre le 118e Ri d’Avignon avant de passer brièvement au 27e RI en octobre 1914. Il incorpore ensuite le 134e RI. Auguste contracte une maladie en service et décède à l’ambulance de Commercy (Meuse) le 8 janvier 1915.

Matricule 339—Bureau d’Avignon—Mort pour la France— Son nom est inscrit sur la plaque commémorative de la mairie de Jonquerettes et sur le livre d’or de la commune

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Classe 1899: GALLON Victor Marius, mort à 36 ans

GALLON Victor Marius, fils de Jean Louis Charles et de Marie Agnès BLANC, est né à St Saturnin le 27 septembre 1879.  Ouvrier papetier, il épouse Estelle VILLAIN (1891-1918) à Merrey-sur-Arce dans l’Aube le 27 avril 1908 où il vit depuis 1906.  Le couple a deux petites-filles, Louise Marie, née en mars 1909 et Raymonde née en octobre 1910.

Lors de la mobilisation générale, il rejoint le 21e régiment d’infanterie.  Victor est tué le 11 mai 1915 lors de violents corps à corps au combat de Notre Dame de Lorette. Son épouse, infirmière, est tuée lors d’un bombardement à Troyes. Elle sera elle aussi reconnue « Morte pour la France », à l’âge de 27 ans. Leurs deux petites filles seront élevées par leur grand mère maternelle.

Matricule 1443—Bureau d’Avignon– Son nom est inscrit sur l’anneau de la mémoire de ND de Lorette, sur les monuments aux morts de St Saturnin et de Merrey-sur-Arce (Aube), tout comme sur les livres d’or des deux communes ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie de St Saturnin.  Le nom de son épouse est également noté sur le monument aux morts de Merrey.

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Classe 1900: MEYER Paul Hubert, mort à 35 ans

MEYERMEYER Paul Hubert, fils d’Hubert et de Philippine TEYSSERRE, est né à St Saturnin le 30 juin 1880. Sa famille s’installe à Orange lorsque Paul est enfant. A 19 ans, il s’engage volontairement pour 4 ans dans l’Armée et intègre le 11e régiment de Dragons. Après son temps de service, Paul vit sur Paris puis à Villosanges (Puy de Dôme) où il épouse Jeanne MONTEL en 1904, avant de s’installer avec sa femme et son fils né en 1907 à Orange.

Lors de la mobilisation générale en aout 1914, il est d’abord affecté au 15e escadron du train des équipages avant de rejoindre le 2e régiment de marche du 1er corps étranger de Lyon.

Le 9 mai 1915, son régiment subi une terrible hécatombe à Neuville St Waast:

Le 9 mai 1915 à 10 heures, après une faible préparation d’artillerie, les bataillons C,D, A et B se lancent successivement à l’assaut. Les effectifs engagés sont de 75 officiers et 3 822 hommes de troupes.

En 1h30 de combat, le régiment parvient à remporter tous ses objectifs et atteint finalement la route de Béthune puis la côte 140. Par manque de renfort, il ne parvient à se maintenir que deux heures sur ce dernier objectif et est contraint de se replier sur la côte 123 qu’il tiendra jusqu’à sa relève le lendemain matin. Les pertes lors de l’affrontement sont considérables: 1889 hommes, soit près de 50% des effectifs sont hors de combat, tués ou disparus.

Paul, sérieusement blessé, est fait prisonnier. Interné, il décède de ses blessures  à l’hôpital de Cologne le 25 mai 1915. Sa famille, sans nouvelles, demande des renseignements auprès de la Croix Rouge (fiche).

« Brave légionnaire, mort pour la France le 25 mai 1915 des suites de ses glorieuses blessures reçues en se portant à l’assaut des ouvrages blancs » ordre du 24 mai 1922

Matricule 39—Bureau d’Avignon—Mort pour la France -Inscrit au tableau spécial de la médaille militaire à titre posthume. Son nom figure sur le monument aux morts de Villosanges et sur le livre d’or de cette commune

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A suivre …